entretiens

5 questions à Anaïs Emery, directrice du NIFFF, future directrice du GIFF

Date

2 mai 2020

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Née à Neuchâtel, Anaïs Emery est cofondatrice artistique du Festival International du Film Fantastique de Neuchâtel (NIFFF) et membre du bureau de la Fédération des festivals européens de film fantastique.

Précédemment directrice du Festival international de Science-Fiction de Nantes (France), programmatrice d’un cinéma indépendant et étudiante en cinéma à l’Université de Lausanne, elle a suivi en 2017 une formation une communication digitale et expertise web à l’Université de Genève. En 2021, elle reprendra les rênes de la direction générale et artistique du GIFF, à la suite d’Emmanuel Cuénod qui l’a dirigé durant 7 ans, à l’issue de la 26e édition en novembre prochain.

Le NIFFF devait célébrer ses 20 ans en juillet prochain. 

Comment la crise COVID 19 a-t-elle affecté et affecte-t-elle encore ton activité ? 

La crise sanitaire a fauché l’équipe du NIFFF alors que nous étions lancés à 200 % sur la préparation de la 20ème édition. A partir du 13 mars, nous étions en télétravail. C’est dans ce cadre inédit que nous avons imaginé le hors-série digital du NIFFF qui verra le jour en juillet prochain. 

Comment surmontes-tu les défis que nous impose cette crise ?

Mon défi :  le télétravail avec une hausse du stress et l’activité avec des enfants à la maison. Je tente de relativiser, de rester ouverte d’esprit et de me fixer des objectifs raisonnables. Je n’y arrive pas toujours. La crise m’a donné l’occasion de réfléchir à l’essence de mon travail et d’en expérimenter de nouvelles facettes. 

Vois-tu aussi des opportunités dans la crise actuelle ? 

A mon sens, cette période a montré que l’isolement peut être bénéfique à la concentration mais que le dialogue en présence de l’autre est indispensable. Chercher l’idéal dosage des deux est une bonne piste de réflexion pour l’avenir et pour chacun. On n’est pas tous égaux devant ces phénomènes.

Quelle est la première chose que tu feras après le confinement ? 

Reprendre ma vie sociale et culturelle à distance et en sécurité mais sûrement. J’ai l’ennui des festivals de cinéma, des salles obscures et des interactions humaines…

A quel film la situation actuelle te fait-elle penser ? 

« Black Out » le chef d’œuvre méconnu de Jean-Louis Roy sorti en 1970. Ce trésor suisse est visionnaire sur le thème de la peur de l’autre. Le film met en scène un couple de personnes âgées mues par une puissante angoisse du contact social qui s’impose un auto-confinement. Un huis-clos vertigineux ! 

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